vendredi 20 décembre 2013

RELIGION: Interprétation des texte du quatrième dimanche de l'Avent année A


Quatrième dimanche de l’avent année A

Lecture du livre d’Isaïe 7, 10-16

Isaïe demande à Akhaz, roi de Juda qu’il demande un signe à Dieu, celui-ci, un homme humble, refuse de mettre à l’épreuve son Dieu et ne veut pas demander le signe. Isaïe lui-même annonce le signe en disant dans ces mots : Le Seigneur lui-même vous donnera le signe : voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel (c’est-à-dire Dieu-avec-nous). Cet Emmanuel viendra certainement sauver Juda de ses ennemis qui l’entourent à l’époque ; car nous sommes à l’époque où Ephraïm est dans les mains des ennemis et cela a vraiment bouleversé le roi Akhaz (Is 7, 1-3). Dans la mentalité juive, Emmanuel est signe de victoire (Is 7, 9) ; mais une victoire militaire sur les ennemis. Cette victoire amènera le calme dans le pays et mettra à genoux toutes les nations et Israël sera au trône. Malheureusement, les attaques extérieures n’ont pas finies, Israël est resté toujours sous la domination de grandes puissances jusqu’à l’époque de Jésus où les romains y avaient installés leur hégémonie. Qui est en réalité l’Emmanuel ? L’Evangile va nous aider à répondre à cette préoccupante question.

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1, 18-24

Pour nous chrétiens, la jeune femme dont parlait Isaïe, c’est la Vierge Marie qui, sous l’action de l’Esprit Saint est enceinte. Cette jeune femme devrait être accordée en mariage à Joseph. Comme c’était le cas chez eux, une femme qui se prostitue fait la honte de tout le monde, par conséquent, elle doit être indexée et lapidée en publique ; la loi disait : Quand un homme commet l’adultère avec une femme de son prochain, ils seront mis à mort, l’homme adultère aussi bien que la femme adultère (Lv 20, 10). Joseph qui devait la prendre en mariage connaissait cette loi pénale ; mais parce qu’il était juste, il décide de la répudier en secret. Mais l’ange du Seigneur lui apparut en songe pour dévier ce plan malheureux : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie pour épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un Fils auquel on donnera le nom de Jésus. Quel est le travail de cet enfant ? Son travail est de sauver son peuple, mais pas de la servitude de ses voisins, mais du péché. Jésus est venu révéler l’image amoureuse du Père qui enlève le péché du monde ; il est venu réconcilier le monde avec le Père ; restaurer la beauté originelle où il y avait l’harmonie entre le ciel et la terre. Sauver du péché, c’est toujours et déjà sauver de la servitude de la souffrance, car un monde d’amour est un monde où il y aura tolérance mutuelle, où il y aura la paix, la joie et par conséquent pas de guerres ni de dominations. C’est dans ce sens qu’en lui s’accomplissent les paroles prononcées par le prophète Isaïe au moins cinq siècles avant son arrivée : Voici que la vierge concevra et elle mettra au monde un fils auquel on donnera le nom d’Emmanuel, Dieu-avec-nous. C’est Jésus de Nazareth, fils de Marie et de Joseph qui est l’Emmanuel annoncé par le prophète. Cet Emmanuel qui est signe de victoire, mais une victoire non pas militaire (victoire passagère), mais une victoire sur le mal qui ronge le monde et le détruit (victoire éternelle). Vaincre le mal, c’est vaincre aussi toutes les conséquences du mal : les guerres, les injustices, la haine, … c’est ce que saint Paul affirme aussi dans sa lettre aux romains dans la deuxième lecture.

Deuxième lecture : commencement  de la lettre de saint Paul Apôtre aux romains   1, 1-7

Saint Paul commence sa lettre aux romains en reconnaissant en Jésus celui qui a été annoncé par les prophètes dans les saintes Ecritures. Il nomme Jésus-Christ bonne nouvelle. En le nommant ainsi, il affirme en réalité qu’il est celui que le peuple attendait et que les prophètes ont annoncé ; c’est lui l’Emmanuel, le signe de victoire qui apporte la paix au monde. C’est lui dont Isaïe a parlé, car l’Esprit du Seigneur est sur lui. C’est de lui qu’il a reçu la mission d’annoncer cette bonne nouvelle qui est en réalité lui-même Jésus Christ. Aujourd’hui, l’Eglise a l’unique mission d’annoncer et d’apporter ce Jésus sauveur à toutes les nations. C’est parce que celui-ci sauve les nations de la servitude du péché, du mal et les conduit ainsi au salut ; le mal ne peut être combattu que par Jésus-Christ sauveur, il n’y aura pas de paix, de joie en dehors de ce dernier qui est la source de victoire.

 

                                                                        Michel LEMBE SDS

 

RELIGION; Interprétation des textes du troisième dimanche de l'Avent


Troisième dimanche de l’avent année A

Lecture du livre d’Isaïe 35, 2-11

Les voisins d’Israël sont en train de le terroriser par leurs forces militaires ;  malheureusement ses rois à l’intérieur du pays, croient résoudre le problème par des alliances avec l’extérieur pour attaquer militairement leurs terroristes. Isaïe, un homme qui sait bien lire les signes de temps et qui sait bien interpréter le message de Dieu refuse ces alliances. C’est même dans cette logique qu’il écrit cette lecture. Voyant la misère de son peuple face à ces terroristes extérieurs et face à ces rois irresponsables, il donne un message d’espérance qui est celui du messie. Ainsi dit-il que toutes les souffrances vont finir quand le messie viendra. Son peuple qui souffre est comparé à une terre aride, à un désert, terre de la soif. Encourageant son peuple, il lui présente un message de joie : que cette terre se réjouisse, car la gloire du Liban lui est donnée. Il demande ainsi à son peuple de tenir fort face à cette souffrance : prenez courage, ne craignez pas. Quand Dieu viendra c’est la vengeance, ça sera sa revanche.

Les deux termes vengeance et revanche nous donnent l’image d’un Dieu qui détruit ses ennemis ; cette image est différente de celle que Jésus nous a présentée à savoir, un Dieu doux, humble, patient. Pourquoi cela ? Cela se comprend si l’on se situe dans le contexte de l’écrivain sacré. En effet, les juifs, nous devons l’affirmer, avaient l’idée du Messie qui viendrait pour sauver le monde, mais n’en avaient pas une connaissance claire. Le Messie qu’ils attendaient serait un roi puissant administrativement et militairement et ainsi, il dominerait sur toutes les nations. Mais ce Messie accomplirait aussi des signes messianiques : des miracles. C’est ce que le prophète Isaïe annonce : les yeux des aveugles s’ouvrirons, les sourds entendront, les muets parleront, le boiteux bondira comme un cerf… Ainsi la joie reviendra.

Ces signes messianiques se sont réalisés en Jésus-Christ, le serviteur souffrant qu’Isaïe a annoncé dans son troisième livre cette fois-là. Nous allons découvrir cela dans l’Evangile à travers la question du Baptiste : Es-tu le Messie que nous attendions ou bien devons-nous en attendre un autre ?

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11, 2-11

Dans la souffrance de la prison et apprenant certainement d’eux les signes messianiques de lui, Jean-Baptiste envoie ses disciples demander à Jésus : Es-tu le Messie qu’on attendait ou bien devons-nous en attendre un autre ?

Cette question renferme la vision des juifs, peuple du Baptiste, sur le Messie, à savoir : la puissance, la vengeance envers les méchants, mais aussi les merveilleux, les signes messianiques, les miracles.

Jean-Baptiste se voit en prison, mais apprend que les signes messianiques se réalisent à travers celui qu’il a annoncé comme agneau de Dieu. Curieusement, ce Messie qu’il a annoncé ne vient pas le libérer en prison, alors que selon les signes messianiques, les captifs seraient libérés. Il a un peu de complications dans sa tête quant à ce Messie ; dans ce sens il s’interroge s’il est le Messie qu’ils attendaient ou il faut un autre. C’est ce qui nous arrive souvent dans le quotidien de notre vie. Il arrive que le chrétien entre en doute quant à Dieu ; alors qu’il s’engage dans une vie vertueuse, mais un contraste se réalise dans sa vie, il reste miséreux, il ne trouve pas ce dont il a besoin pour sa vie. Il prie quotidiennement, aide les pauvres, mène une vie droite, mais il demeure malheureux dans la vie. Dans ce sens, comme le Baptiste, il se demande s’il vaut encore la peine de continuer à servir le Seigneur ou bien faut-il faire comme tout le monde. Comment expliquer ce contraste ? Le Christ, pourquoi n’a-t-il pas sauvé le Baptiste qui l’a même annoncé ?

Parce que le temps du Baptiste était fini et il revenait à lui de comprendre la volonté de Dieu et de s’y jeter tout simplement. Mais ce Christ qui n’a pas sauvé le Baptiste a au moins sauvé d’autres infirmes dont nous avons entendu parler dans l’Evangile : allez lui raconter ce que vous avez vu et entendu : les sourds entendent, les aveugles voient, les boiteux marchent. Dans cette façon d’agir du Christ il y a un message qui nous est adressé : c’est évident que le Christ est venu et il viendra encore de manière commémorative le jour de Noël pour nous apporter le salut qui commence par le bonheur dans  ce monde qui passera à travers des signes et des miracles ; et dans ce sens le chrétien c’est quelqu’un qui vit avec le Christ et donc quelqu’un qui vit dans le bonheur intérieur (la paix, la tranquillité) et extérieur (le confort matériel par son travail juste qu’il apprend du Christ) dans cette vie jusqu’à ce qu’il reviendra pour le sauver définitivement dans sa parousie. Mais aussi Jésus veut nous faire comprendre que même s’il est venu pour nous accorder le salut et le bonheur, c’est toujours par sa volonté qui n’est jamais un mal pour nous. S’il ne sauve pas le Baptiste, c’est parce que ce n’est pas cela sa volonté. S’il ne nous donne pas ce dont nous avons besoin, c’est aussi parce que ce n’est pas sa volonté ; sa volonté étant toujours celle de nous donner ce qui nous fera du bien ; il ne nous donnera pas ce qui nous fera mal. Peut-être que s’il nous donnait le voiture que nous lui demandons, nous aurons un accident et nous laisserons nos enfants périr ; peut-être s’il nous donnait l’argent dont nous avons besoin nous nous perdrons… Soyons sûr que lui qui connaît le secret le plus intime de nous-mêmes et surtout de l’évolution de la vie ; il ne peut pas nous donner un serpent quand nous avons besoin du pain. Frères et sœurs, quand nous prions et nous nous engageons au travail pour obtenir ce dont nous avons besoin pour notre vie et que nous n’obtenons pas cela, jetons-nous dans la volonté de Dieu, parce que lui seul sait pourquoi il ne nous donne pas cela. C’est dans ce sens que saint Jacques parle de la patience dans la deuxième lecture.

 

Deuxième lecture : lecture  de la lettre de saint  Jacques  5, 7-10

Jacques nous donne un moyen de vivre la volonté de Dieu : c’est la patience. Il la compare à celle du cultivateur qui attend les produits précieux de son travail. Le menuisier, le potier, le charpentier, le mineur, etc. gagnent leurs revenus dès qu’ils finissent leurs œuvres,  peu importe l’échéance : trois jours, une semaine, un mois, … Mais le cultivateur mange le fruit de son travail seulement quand cela sera mûr ; selon la culture, il y a des échéances qui ne dépendent pas de lui, mais de cette culture : deux mois, trois mois, un an, … dans ce sens il lui est demandé une certaine patience pour obtenir ce dont il a besoin.

Ainsi, doit être la patience de celui qui croit en Jésus et qui prie ; il demande ce dont il a besoin à son Dieu, il travaille pour l’obtenir, mais aussi se jette dans la volonté de Dieu qui lui donnera ce dont il a besoin nécessairement. S’il ne le reçoit pas maintenant, qu’il garde patience, il l’aura un jour ; tout en sachant que Dieu ne nous donnera pas ce qui nous fera mal.

 

                                                                        Michel LEMBE SDS

 

RELIGION : Interprétation des textes du quatrième dimanche de l'Avent


Quatrième dimanche de l’avent année A

Lecture du livre d’Isaïe 7, 10-16

Isaïe demande à Akhaz, roi de Juda qu’il demande un signe à Dieu, celui-ci, un homme humble, refuse de mettre à l’épreuve son Dieu et ne veut pas demander le signe. Isaïe lui-même annonce le signe en disant dans ces mots : Le Seigneur lui-même vous donnera le signe : voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel (c’est-à-dire Dieu-avec-nous). Cet Emmanuel viendra certainement sauver Juda de ses ennemis qui l’entourent à l’époque ; car nous sommes à l’époque où Ephraïm est dans les mains des ennemis et cela a vraiment bouleversé le roi Akhaz (Is 7, 1-3). Dans la mentalité juive, Emmanuel est signe de victoire (Is 7, 9) ; mais une victoire militaire sur les ennemis. Cette victoire amènera le calme dans le pays et mettra à genoux toutes les nations et Israël sera au trône. Malheureusement, les attaques extérieures n’ont pas finies, Israël est resté toujours sous la domination de grandes puissances jusqu’à l’époque de Jésus où les romains y avaient installés leur hégémonie. Qui est en réalité l’Emmanuel ? L’Evangile va nous aider à répondre à cette préoccupante question.

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1, 18-24

Pour nous chrétiens, la jeune femme dont parlait Isaïe, c’est la Vierge Marie qui, sous l’action de l’Esprit Saint est enceinte. Cette jeune femme devrait être accordée en mariage à Joseph. Comme c’était le cas chez eux, une femme qui se prostitue fait la honte de tout le monde, par conséquent, elle doit être indexée et lapidée en publique ; la loi disait : Quand un homme commet l’adultère avec une femme de son prochain, ils seront mis à mort, l’homme adultère aussi bien que la femme adultère (Lv 20, 10). Joseph qui devait la prendre en mariage connaissait cette loi pénale ; mais parce qu’il était juste, il décide de la répudier en secret. Mais l’ange du Seigneur lui apparut en songe pour dévier ce plan malheureux : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie pour épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un Fils auquel on donnera le nom de Jésus. Quel est le travail de cet enfant ? Son travail est de sauver son peuple, mais pas de la servitude de ses voisins, mais du péché. Jésus est venu révéler l’image amoureuse du Père qui enlève le péché du monde ; il est venu réconcilier le monde avec le Père ; restaurer la beauté originelle où il y avait l’harmonie entre le ciel et la terre. Sauver du péché, c’est toujours et déjà sauver de la servitude de la souffrance, car un monde d’amour est un monde où il y aura tolérance mutuelle, où il y aura la paix, la joie et par conséquent pas de guerres ni de dominations. C’est dans ce sens qu’en lui s’accomplissent les paroles prononcées par le prophète Isaïe au moins cinq siècles avant son arrivée : Voici que la vierge concevra et elle mettra au monde un fils auquel on donnera le nom d’Emmanuel, Dieu-avec-nous. C’est Jésus de Nazareth, fils de Marie et de Joseph qui est l’Emmanuel annoncé par le prophète. Cet Emmanuel qui est signe de victoire, mais une victoire non pas militaire (victoire passagère), mais une victoire sur le mal qui ronge le monde et le détruit (victoire éternelle). Vaincre le mal, c’est vaincre aussi toutes les conséquences du mal : les guerres, les injustices, la haine, … c’est ce que saint Paul affirme aussi dans sa lettre aux romains dans la deuxième lecture.

Deuxième lecture : commencement  de la lettre de saint Paul Apôtre aux romains   1, 1-7

Saint Paul commence sa lettre aux romains en reconnaissant en Jésus celui qui a été annoncé par les prophètes dans les saintes Ecritures. Il nomme Jésus-Christ bonne nouvelle. En le nommant ainsi, il affirme en réalité qu’il est celui que le peuple attendait et que les prophètes ont annoncé ; c’est lui l’Emmanuel, le signe de victoire qui apporte la paix au monde. C’est lui dont Isaïe a parlé, car l’Esprit du Seigneur est sur lui. C’est de lui qu’il a reçu la mission d’annoncer cette bonne nouvelle qui est en réalité lui-même Jésus Christ. Aujourd’hui, l’Eglise a l’unique mission d’annoncer et d’apporter ce Jésus sauveur à toutes les nations. C’est parce que celui-ci sauve les nations de la servitude du péché, du mal et les conduit ainsi au salut ; le mal ne peut être combattu que par Jésus-Christ sauveur, il n’y aura pas de paix, de joie en dehors de ce dernier qui est la source de toute victoire.

 

                                                                        Michel LEMBE SDS

 

 

vendredi 13 décembre 2013

RELIGION: Interprétation des textes du troisième dimanche de l'Avent année A


Troisième dimanche de l’avent année A

Lecture du livre d’Isaïe 35, 2-11

Les voisins d’Israël sont en train de le terroriser par leurs forces militaires ;  malheureusement ses rois à l’intérieur du pays, croient résoudre le problème par des alliances avec l’extérieur pour attaquer militairement leurs terroristes. Isaïe, un homme qui sait bien lire les signes de temps et qui sait bien interpréter le message de Dieu refuse ces alliances. C’est même dans cette logique qu’il écrit cette lecture. Voyant la misère de son peuple face à ces terroristes extérieurs et face à ces rois irresponsables, il donne un message d’espérance qui est celui du messie. Ainsi dit-il que toutes les souffrances vont finir quand le messie viendra. Son peuple qui souffre est comparé à une terre aride, à un désert, terre de la soif. Encourageant son peuple, il lui présente un message de joie : que cette terre se réjouisse, car la gloire du Liban lui est donnée. Il demande ainsi à son peuple de tenir fort face à cette souffrance : prenez courage, ne craignez pas. Quand Dieu viendra c’est la vengeance, ça sera sa revanche.

Les deux termes vengeance et revanche nous donnent l’image d’un Dieu qui détruit ses ennemis ; cette image est différente de celle que Jésus nous a présentée à savoir, un Dieu doux, humble, patient. Pourquoi cela ? Cela se comprend si l’on se situe dans le contexte de l’écrivain sacré. En effet, les juifs, nous devons l’affirmer, avaient l’idée du Messie qui viendrait pour sauver le monde, mais n’en avaient pas une connaissance claire. Le Messie qu’ils attendaient serait un roi puissant administrativement et militairement et ainsi, il dominerait sur toutes les nations. Mais ce Messie accomplirait aussi des signes messianiques : des miracles. C’est ce que le prophète Isaïe annonce : les yeux des aveugles s’ouvrirons, les sourds entendront, les muets parleront, le boiteux bondira comme un cerf… Ainsi la joie reviendra.

Ces signes messianiques se sont réalisés en Jésus-Christ, le serviteur souffrant qu’Isaïe a annoncé dans son troisième livre cette fois-là. Nous allons découvrir cela dans l’Evangile à travers la question du Baptiste : Es-tu le Messie que nous attendions ou bien devons-nous en attendre un autre ?

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11, 2-11

Dans la souffrance de la prison et apprenant certainement d’eux les signes messianiques de lui, Jean-Baptiste envoie ses disciples demander à Jésus : Es-tu le Messie qu’on attendait ou bien devons-nous en attendre un autre ?

Cette question renferme la vision des juifs, peuple du Baptiste, sur le Messie, à savoir : la puissance, la vengeance envers les méchants, mais aussi les merveilleux, les signes messianiques, les miracles.

Jean-Baptiste se voit en prison, mais apprend que les signes messianiques se réalisent à travers celui qu’il a annoncé comme agneau de Dieu. Curieusement, ce Messie qu’il a annoncé ne vient pas le libérer en prison, alors que selon les signes messianiques, les captifs seraient libérés. Il a un peu de complications dans sa tête quant à ce Messie ; dans ce sens il s’interroge s’il est le Messie qu’ils attendaient ou il faut un autre. C’est ce qui nous arrive souvent dans le quotidien de notre vie. Il arrive que le chrétien entre en doute quant à Dieu ; alors qu’il s’engage dans une vie vertueuse, mais un contraste se réalise dans sa vie, il reste miséreux, il ne trouve pas ce dont il a besoin pour sa vie. Il prie quotidiennement, aide les pauvres, mène une vie droite, mais il demeure malheureux dans la vie. Dans ce sens, comme le Baptiste, il se demande s’il vaut encore la peine de continuer à servir le Seigneur ou bien faut-il faire comme tout le monde. Comment expliquer ce contraste ? Le Christ, pourquoi n’a-t-il pas sauvé le Baptiste qui l’a même annoncé ?

Parce que le temps du Baptiste était fini et il revenait à lui de comprendre la volonté de Dieu et de s’y jeter tout simplement. Mais ce Christ qui n’a pas sauvé le Baptiste a au moins sauvé d’autres infirmes dont nous avons entendu parler dans l’Evangile : allez lui raconter ce que vous avez vu et entendu : les sourds entendent, les aveugles voient, les boiteux marchent. Dans cette façon d’agir du Christ il y a un message qui nous est adressé : c’est évident que le Christ est venu et il viendra encore de manière commémorative le jour de Noël pour nous apporter le salut qui commence par le bonheur dans  ce monde qui passera à travers des signes et des miracles ; et dans ce sens le chrétien c’est quelqu’un qui vit avec le Christ et donc quelqu’un qui vit dans le bonheur intérieur (la paix, la tranquillité) et extérieur (le confort matériel par son travail juste qu’il apprend du Christ) dans cette vie jusqu’à ce qu’il reviendra pour le sauver définitivement dans sa parousie. Mais aussi Jésus veut nous faire comprendre que même s’il est venu pour nous accorder le salut et le bonheur, c’est toujours par sa volonté qui n’est jamais un mal pour nous. S’il ne sauve pas le Baptiste, c’est parce que ce n’est pas cela sa volonté. S’il ne nous donne pas ce dont nous avons besoin, c’est aussi parce que ce n’est pas sa volonté ; sa volonté étant toujours celle de nous donner ce qui nous fera du bien ; il ne nous donnera pas ce qui nous fera mal. Peut-être que s’il nous donnait le voiture que nous lui demandons, nous aurons un accident et nous laisserons nos enfants périr ; peut-être s’il nous donnait l’argent dont nous avons besoin nous nous perdrons… Soyons sûr que lui qui connaît le secret le plus intime de nous-mêmes et surtout de l’évolution de la vie ; il ne peut pas nous donner un serpent quand nous avons besoin du pain. Frères et sœurs, quand nous prions et nous nous engageons au travail pour obtenir ce dont nous avons besoin pour notre vie et que nous n’obtenons pas cela, jetons-nous dans la volonté de Dieu, parce que lui seul sait pourquoi il ne nous donne pas cela. C’est dans ce sens que saint Jacques parle de la patience dans la deuxième lecture.

 

Deuxième lecture : lecture  de la lettre de saint  Jacques  5, 7-10

Jacques nous donne un moyen de vivre la volonté de Dieu : c’est la patience. Il la compare à celle du cultivateur qui attend les produits précieux de son travail. Le menuisier, le potier, le charpentier, le mineur, etc. gagnent leurs revenus dès qu’ils finissent leurs œuvres,  peu importe l’échéance : trois jours, une semaine, un mois, … Mais le cultivateur mange le fruit de son travail seulement quand cela sera mûr ; selon la culture, il y a des échéances qui ne dépendent pas de lui, mais de cette culture : deux mois, trois mois, un an, … dans ce sens il lui est demandé une certaine patience pour obtenir ce dont il a besoin.

Ainsi, doit être la patience de celui qui croit en Jésus et qui prie ; il demande ce dont il a besoin à son Dieu, il travaille pour l’obtenir, mais aussi se jette dans la volonté de Dieu qui lui donnera ce dont il a besoin nécessairement. S’il ne le reçoit pas maintenant, qu’il garde patience, il l’aura un jour ; tout en sachant que Dieu ne nous donnera pas ce qui nous fera mal.

 

                                                                        Michel LEMBE SDS

 

mercredi 11 décembre 2013

EVENEMENT: Visite du père LUIS, ofm à Tshabula



Monsieur  Luis a visité notre communauté

Le Révérend Père Luis, professeur de théologie fondamentale à l’université pontificale Antonianum de Rome, a eu l’amabilité et le courage d’effectuer ce Mercredi 11 Décembre 2013 une visite de courtoisie de 2h dans notre communauté estudiantine de Tshabula, soit de 12h50’ à 14h35’.
En effet, notre hôte de marque séjourne à Kolwezi (Scolasticat Bx. Jean XXIII) depuis le Mardi 10 Décembre 2013 dans la soirée. Le père Luis,ofm, est, en fait, le délégué de l’université pontificale Antonianum de Rome, université à laquelle est affilié le cycle de théologie du scolasticat Bienheureux Jean XXIII de Kolwezi, un scolasticat franciscain dans lequel étudient aussi tant les scolastiques salvatoriens que ceux spiritains. « Je suis venu non pas pour une visite d’inspection, mais bien pour encourager les autorités académiques ainsi que tous les scolastiques pour la qualité des enseignements ainsi que les fruits que portent déjà ces derniers », a martelé l’homme de Dieu lors de l’entretien qu’il a eu avec tous les étudiants dans la grande salle du Scolasticat Bienheureux Jean XXIII de 10h00’ à 11h50’.
A « Sion ma Mère », le professeur ordinaire Luis était accompagné du Révérend père Benoît Mutombo Bwanacing, ofm, recteur du Scolasticat Bienheureux Jean XXIII de Kolwezi. Après un repas fraternel et une ambiance bon enfant qui étaient au rendez-vous, nos deux hôtes étaient obligés de nous quitter vu la brièveté de séjour à Kolwezi de l’émissaire romain ainsi que la charge de son agenda.

                                                                     Frère Emmanuel ENKWONO,sds.

mardi 10 décembre 2013

EVENEMENT: La fête de sainte Cécile à saint Michel Kalamba



La fête de Sainte Césile à saint Michel Kalamba

La journée du 22 Novembre 2013 restera marquée dans le chef des chrétiens de Kalamba. En effet, cette date marque la commémoration de la fête de sainte Césile, patronne des musiciens en général, et ceux de kalamba en particulier. Le psalmiste dit à propos : « Je te rendrai grâce parmi les peuples Seigneur et jouerai mes hymnes en tout Pays »
Déroulement
Le tout a débuté avec la messe qui a commencé à 16h et qui a été célébrée par le père Jean-Bosco Kanteng, administrateur paroissial. Les deux chorales de la place à savoir saint Michel et sainte Césile ont animé la messe. Dans son homélie, le prêtre s’est evertué à lever l’équivoque au sujet au sujet de la sainte Césile qui, pour d’aucuns, la cérémonie ne concernait que la chorale sainte Césile, alors qu’il en est autrement. 
Après la messe, il y a eu concert dehors, à côté de l’Eglise. Tour à tour, chacune de deux chorales s’est produite et tout le conseil paroissial de saint Michel était présent sans oublier les sœurs salvatoriennes, les maîtresses du Lycée Albert Ihle ainsi que les nombreux paroissiens issus de tous les quatre coins de Kalamba.
Que retenir de cet événement ?
Si la musique est l’art de combiner les sons de manière agréable à l’oreille et intéressante à l’esprit, eh bien cet aspect des choses n’a pas échappé à la dite manifestation. En dépit des instruments « rudimentaires » que possèdent les deux chorales de la placent, les jeunes gens savent chanter et ont le goût de bien louer le Seigneur, et voilà ce qui m’a le plus ému bien que mon état de santé ne m’a pas permis de leur tenir compagnie jusqu’à la fin. Oui, « au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi le Seigneur » dira le Psalmiste.
A l’issue de cette fête, j’ai eu la certitude que ce qui fait la beauté et l’harmonie de la vie, ce n’est pas l’endroit qui nous paraîtrait favorable de visu, mais les individualités qui y habitent. Toute fois, il reste beaucoup à faire surtout dans le cadre de l’auto-prise en charge des chorales, et le père administrateur paroissial, les deux pères vicaires paroissiaux et le frère stagiaire y
songent déjà. Bonne fête à tous les amoureux de la musique. Puissent ceux qui ont reçu le don de chanter magnifier le Seigneur. Mes maîtres de musique (Abbé Gérard Kilambwe et père Théophile Mwamba) me disaient : « nous portons un don précieux, mais dans un pot d’argile ». et saint Augustin d’ajouter : « Qui bene cantat, bis orat ».


                         De notre confrère Benjamin SAVU, stagiaire annuel à Kalamba.